Pour certaines opérations de commerce international, les moyens de règlement traditionnels peuvent se révéler insuffisamment sécurisés (virement, remise documentaire) ou trop contraignants et trop lourds (crédits documentaires) par rapport à la nature des transactions.
C'est le cas, par exemple, des flux générés par des livraisons régulières entre importateurs et exportateurs, des ventes répétées de petit montant, etc…
La lettre de crédit stand-by, mise en place pour garantir des paiements par virement simple ou par remise documentaire, représente la solution optimale pour assurer à l'importateur et à l'exportateur une souplesse maximale dans le traitement de leurs opérations, tout en offrant à l'exportateur une garantie de paiement de ses livraisons. La lettre de crédit stand-by consiste en l'engagement irrévocable d'une banque d'indemniser son bénéficiaire en cas de défaillance du donneur d'ordre. Selon les cas, la Lettre de Crédit Stand-by peut être simplement irrévocable, avec l'engagement de la seule banque émettrice (banque de l'importateur), ou irrévocable et confirmée avec, en plus, l'engagement de la banque de l'exportateur.
Avec des principes de fonctionnement proches de ceux de la lettre de crédit documentaire, la lettre de crédit stand-by est également soumise à une codification internationale précise et régulièrement mise à jour : "Les Règles et Usances Uniformes" (RUU 500) ou les "Règles et Pratiques Internationales relatives au stand-by" (RPIS 98), adoptées par la majorité des banques dans le monde.
Atouts :
- Simplicité : facile à émettre, la lettre de crédit stand-by rend crédible l'importateur et rassure l'exportateur ;
- Gain de temps : les documents d'expédition peuvent circuler librement entre l'importateur et l'exportateur, directement au nom de l'importateur, par courrier rapide, sous pli, etc…
Le paiement par l'importateur est la règle. Le non-paiement est l'exception ;
- Coût : la mise en jeu de la lettre de crédit stand-by s'appliquant seulement en cas de défaut de paiement, les frais habituels suscités par l'utilisation des crédits documentaires (commission de réalisation, de levée de documents, etc..) ne sont pas perçus.
Inconvénients :
- Risque de mise en jeu abusive de la part de l'exportateur ;
- Ambiguïté et manque de précision relative, du fait de la souplesse de sa rédaction, ce qui peut provoquer certaines difficultés au moment de sa mise en jeu.
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